Les éco-conseils du printemps
Par Micheline Lévesque, M.Sc. agronome expert-conseil
- Jusqu’à ce que le sol soit complètement asséché, abstenez-vous de marcher sur la pelouse. Vous éviterez ainsi de compacter le sol et promouvoir l'établissement des mauvaises herbes qui sont mieux adaptées que le gazon à ces conditions de sol.
- Éliminez les débris, l’herbe, les feuilles mortes, etc., avec d’un râteau à feuilles. Il est déconseillé d’utiliser un râteau à déchaumer, car ses lames coupantes peuvent arracher le gazon qui amorce sa croissance (voir photo).
- N’arrosez jamais votre pelouse avant les grandes sécheresses de juin et de juillet, même si elle paraît stressée par le manque d’eau. De cette manière, les racines pousseront en profondeur et le gazon n’en sera que plus résistant.
- Aérez la pelouse dans les secteurs très fréquentés où le sol montre des signes de compaction (gazon clairsemé, présence de plantain et de pissenlit). Dans les zones où le sol est peu piétiné, ou pour les pelouses qui croissent dans un sol contenant une forte proportion de sable, l'aération est peu nécessaire. Toutefois, si vous optez de pratiquer l'aération sur votre pelouse, profitez-en pour ajouter du compost de qualité (terreautage) et assurez-vous de ne pas répéter l'exercice tous les ans car vous risquez de stimuler la perte de matière organique.
- À partir du début mai, effectuez un sursemis en répandant des semences à gazon sur les endroits dégarnis et endommagés ou pour rendre le gazon existant plus dense. N’oubliez pas d’inclure 2 ou 3% de trèfle dans votre mélange, s’il n’en contient pas déjà. Comme le trèfle produit de l’azote, le gazon pousse mieux en sa compagnie.
Si votre sol est sain et que votre pelouse contient du trèfle, vous pouvez réduire les apports d’engrais. Dans le cas contraire, et si vous ne l’avez pas fait l’automne dernier, épandez un engrais 100% naturel sur votre pelouse.
Dans les endroits où la pelouse pousse mal, remplacez-la par des couvre-sols et des végétaux qui résistent aux conditions qui prévalent dans votre région (voir photo).
Faites du compost
Pour réduire les quantités de déchets qui prennent le chemin du dépotoir, compostez les débris organiques recueillis en nettoyant le jardin. Une fois prêt, le compost servira à enrichir le sol des plates-bandes et vous économiserez sur votre facture d’engrais. Vous aurez ainsi réduit la production de méthane, un gaz à effet de serre (GES) qui a vingt-huit fois plus d'impact sur le réchauffement de la planète que le CO2.
Arrosez moins
Sur un sol de bonne qualité, la pelouse a besoin de peu d’eau pour croître. En été lors des canicules et des sécheresses, elle entrera en période de dormance et cessera de croître. Laissez-la ainsi. Vous réduirez du même coup la fréquence des tontes, la production de gaz à effets de serre (GES) et vous aurez aussi un peu de répit. Si vous devez l’arroser, il est préférable de le faire peu souvent, mais en profondeur! Mais souvenez-vous, que l'on ne devrait jamais fertiliser une pelouse lorsqu'elle est en état de stress.
La bonne plante au bon endroit
Inutile de vous acharner à faire pousser des végétaux qui requièrent beaucoup d’eau et de pesticides. En choisissant des végétaux adaptés aux conditions environnementales de votre région (ensoleillement, caractéristiques du sol, eau), vous ferez le bon geste pour ménager notre planète.
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